Welcome everybody !!

  • : *** Ici, c'est pas Beverly Hills ! Mais je fais en sorte que ma vie ressemble à une aventure de tous les jours ! Enfin... je pars de loin mais vous devriez pas vous ennuyer ! Pour résumer, je sors de grosses attaques de panique qui m'ont ouvert les yeux sur la vie, sur ma vie. Résultat : une rupture amoureuse, une nouvelle aventure partie d'internet, une nouvelle vie qui m'attend en septembre... Ouioui, tout ça ! ***
  • : 26/01/2009
Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 20:03

AGORAPHOBIE mon amie…

 

Vous inquiétez pas, je vais pas vous faire un post de niveau Master en Psychologie (sortez les cahiers) mais je suis bien obligée de planter un peu le décor pour que vous compreniez un peu mieux mes délires…. Je pense que cette « baladie » me pendait au nez depuis longtemps…. J’ai toujours été angoissée depuis ma petite enfance… Me souviens du goût sucré des granules d’homéopathie je devais avoir 5/6 ans… Quand j’y pense, ça rassure pas de savoir que ça remonte à aussi loin (ouin ouin)… Et pis après ça s’est corsé à l’adolescence quand justement il régnait une terreur à la maison (mon père) et que je n’avais pas le droit de parler à table. Quand le dictateur nous gueulait dessus, ma mère me faisait du pied sous la table pour pas que je parle, et ben ça bouillonnait grave dans mon ventre, je rêvais de hurler mais je n’en avais pas le droit. Muselée j’étais, comme si c’était moi le chien méchant. C’est là que j’ai commencé à avoir des crises de maux de ventre atroces et des difficultés à respirer… Normal me direz-vous quand on a pas le droit de respirer le même air que son père. Et qu’en plus on ne sent pas le droit de respirer le même air que le reste de la classe. On se sent comme un rat pris au piège. On souffre mais impossible de fuir ou de se défendre.

 

J’ai toujours été claustrophobe, ça, c’est un cadeau de ma mère. Tout ce qui est de l’ordre de la phobie sociale (trac, peur de pas être à la hauteur, peur du jugement des autres) c’est de mon papa. Le mélange des deux durant mon enfance et mon adolescence donne mon agoraphobie (pour ma part, peur de me sentir mal, de perdre le contrôle). Malgré son caractère réducteur, c’est elle qui m’a redonné le goût de vivre, il y a de ça 6 mois.

 

Elle a été mon bâton de dynamite.

 

Jusque là, je vivais ma vie par procuration. Je me disais toujours que plus tard, je deviendrai ceci ou cela… Je rêvais de gloire, de reconnaissance. Je traversais ma vie ; parfois c’était un rêve, parfois un cauchemar… Je me surprotégeais tellement que je ne ressentais quasiment aucune émotion. A ce sujet, c’est quand même dingue de réaliser que je n’ai quasiment aucun souvenir de mes 16 à mes 18 ans quand je vivais seule avec ma sœur, ma mère voulant quitter mon père mais l’ayant finalement rejoint pour nous laisser seules dans un appartement… C’est donc par le corps que j’ai fini par payer mon aveuglement. Ayant trop peu confiance en moi et dans mon travail, j’ai au bout de 6 ans de carrière sur Paris dans un job de communication finit par faire un burn-out c’est à dire que pour parler cru j’étais cuite.

 

Me suis arrêtée juste avant la dépression. Après ça, j’avais une rage de me prouver des choses. J’ai racheté un petit snack dans le Sud Ouest de la France et Baby and I avons déménagé pour une nouvelle vie

Depuis, j’ai enfin commencé à apprendre à vivre ! Oui, apprendre car qui dit Père dit Repères et désolée pour la psychologie à 2 € mais c’est un peu vrai tout ça. Le père est celui qui ouvre l’enfant vers l’extérieur. Comment fait-on quand son père a justement peur de ce monde ? Welcome in The Real World !

 

Il y a 6 mois, le 13 juillet 2008 exactement, dans ma petite boutique, j’ai fait durant 3 jours une série de grosses crises de panique, crise de tétanie, horrible impression que j’allais étouffer. Ça a été les pires moments de toute ma vie… J’avais tellement peur que je n’arrivais même pas à me résoudre à prendre un calmant… Après ça, ma vie n’a plus jamais été la même. Pour ceux que ça intéresse, voici un lien qui vous mènera à la page que j’ai écrite pour expliquer que ce que j’ai vécu l’été dernier n’est rien d’autre qu’un retour à la vie. J’avais peur de vivre, maintenant, je n’ai plus le choix.

 

Je reste énormément affectée moralement et physiquement par ce que j’ai vécu. Même si cela m’a poussée à envisager la vie autrement et que cela m’a en quelque sorte sauvé de l’emmurement vivant, je ne suis pas totalement sortie d’affaire. Je dois me battre tous les jours contre mes démons : conduire, me retrouver seule chez moi, prendre le train, vivre des séparations et des transitions, dormir seule… Mais j’y crois très fort et ce blog va aussi me permettre de prendre du recul par rapport à tout ça, d’évoquer mes défis et mes progrès et de partager avec vous les bons moments comme les plus durs.

 

Beverly Hills semble encore si loin… Mais peut-être pas finalement ?!?!

 

A suivre ../…
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 16:46

Préface : pour que vous et moi on parte déjà sur de bonnes bases voici les thèmes  que je vais aborder dans mon blog pour que déjà vous sachiez si vous aller revenir ou pas (gaffe, j’ai votre adresse IP (*)... ), vous abonner ou pas (à votre gauche "Loupez rien surtout"), en bref m’aimer J ou pas…L 

(*) Meuh non !

{[Mode d'emploi : ceci est la première page du blog. Le dernier article est en page Fin. A chaque fin d'article vous avez un lien qui vous emmène direct vers le prochain article... Bonne balade et n'oubliez pas le piti com qui fait du bien au piti coeur de moi...)] Alors, les thèmes : 

·  Vie d'une fille de 29 ans (bah oui z’peux être trop zeune ou déjà trop vieille et ridée (vieille pomme va !)

·   Racontage de mes difficultés dans la vie dues à mon problème d’agoraphobie (agorapho-koi ?) J’vous expliquerai les gens !
·   Papotage autour de mes passions : danse et théâtre et surtout du thème « J’voudrais bien percer ! »

·   Secrétage autour de mon attirance secrète pour une fille de mon entourage même que j’me demande ce qu’il m’arrive… (vous m’éclaircirez tout ça…)

·   Confiage autour de mes difficultés sexouelles avec mon chéri (Allô docteur où est passée ma libido ??)

·   Formage d’une bande à la Beverly Hills pour ceux qui veulent (frais d’inscription : 30 € par mois mais bon ça vaut le coup. Plage et surfeurs non inclus)       
·   Sondages  en tout genre pour que vous m’aidiez à faire des choix genre dois-je connaître un autre homme dans ma vie ? Dois-je me faire tatouer le poignet ?

 ·  Forumage : à terme j’aimerais bien créer un forum pour les agoraphobes comme moi, pour qu’on se soutienne et qu’on suive nos progrès jour après jour… « Les Agoraphobes de Bevery Hills » J


****

D’aussi loin que je me souvienne, je crois que j’ai toujours rêvé d’une vie à la BeverlyHills. Aujourd’hui même si j’ai vieilli, je crois que ce bon vieux rêve de la bande de copains copines à qui il arrive un tas d’aventures somme toute débiles ne m’a jamais vraiment quitté…

 

Je me sens à l’étroit dans ma vie. J’ai envie et besoin d’aventure humaine mais je suis là, toute bloquée à l’idée de ce qu’on pourrait penser de moi…


Quand j’ai commencé ma vie d’ado, j’ai vachement souffert (bouhouhouh d’où la chanson triste d’Ayo qui me rend mélancolique mais tant pis j’adore cet état). Bah oui, mon père a été un sale con qui passait son temps à entretenir une ambiance infernale à la maison (violence morale, irrespect de ma mère, rabaissages (je sais j’invente des mots) permanents. Bref, mon entrée dans une période déjà difficile pour tout le monde l’a doublement été pour moi…

 

Pour couronner le tout, à 16 ans, quittage du foyer familial pour vivre avec ma sœur dans un appart’ sans en avoir eu le choix. Et pour finir, j’ai revécu au lycée tout ce que j’avais vécu chez moi, c’est à dire isolement, honte de ce que j’étais, souffrage en public dans la classe par les petits cons de merdeux de fils à papa qui aimaient rien tant que faire pleurer les filles comme moi…

 

Je crois que je reste traumatisée de cette période qui a dû durer 3 à 4 ans (c’est énooooooorme) et je pense que c’est de là que me vient ce vieux mythe de la bande de copains. Je pense que cela résume bien ce à quoi j’aspire aujourd’hui : appartenir à un groupe, me sentir incluse, et aimée.

 

Alors peut-être que ce blog est un début. En tous les cas, je ne souhaite pas rester isolée alors je viendrai vous chercher s’il le faut. Je n’ai plus rien à perdre ! J

 

Pour résumé, je suis une gamine qui rêve encore de gloire et d’amour (la beauté elle l'a déjà mouiii), qui voudrait savoir danser danser danser jusqu’à perdre la raison, qui souffre d’agoraphobie (oui, la peur d’avoir peur de se sentir mal…) mais qui se bat pour avoir la vie qu’elle veut.

 

PRENDRE SA REVANCHE DANS UN MONDE QU’ELLE N’A PAS CONNU.


A suivre tutaleure ou demain…

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